Vers 400 av. J.-C., Hippocrate disait que «la mort est dans les intestins » et que «la mauvaise digestion est la racine de tout mal ».
Notre corps a besoin des bonnes bactéries pour fonctionner.
Le microbiote intestinal est un écosystème interne qui contient des virus, bactéries et champignons vivants dans notre intestin.
- On peut l’appeler microbiome si on considère ses gènes en tant que matériel génétique.
- Le microbiome contient 100 à 150 fois plus de gènes que l’être humain.
- On sait pour le moment que chaque personne a un microbiome unique qui comprend des trillions de bactéries de plusieurs souches.
Le microbiome peut atteindre un poids de 2.5 kg, environne deux fois celui du cerveau. C’est pour cela qu’on peut le nommer un organe.
Il se retrouve partout dans notre corps :
- Microbiome de la peau
- Microbiome vaginal
- Microbiome du poumon
- Microbiome oral
- Microbiome intestinal
En général plus la diversité du microbiome est grande, mieux c’est !
L’étude du microbiote en tant que système lié aux autres systèmes du corps et non seulement aux pathologies du système gastro-intestinal devient de plus en plus concluante et prometteuse. Le système nerveux entérique relie l’intestin au cerveau et à d’autres parties du corps, et cette connexion intestin-cerveau est influencée par notre microbiote.
Le microbiote intestinal joue un rôle essentiel dans l’éducation, le développement et le fonctionnement du système immunitaire, tant au niveau local que systémique. Une variation de la composition microbienne du microbiote intestinal perturbe sa relation avec l’hôte ce qui peut avoir une influence profonde sur les réponses immunitaires et la sensibilité aux maladies.
En effet, la capacité d’un pathogène, y compris de ceux qui composent le microbiote, pour déclencher la maladie dépend fortement de la prédisposition génétique de l’hôte et de la localisation du microbe en particulier.
Le microbiote intestinal contribue à l’homéostasie ou l’équilibre immunitaire dans notre intestin de 3 façons :
- Par sa stabilité et sa diversité, il rentre en compétition pour le site d’occupation avec les mauvaises bactéries (pathogènes) et donc il bloque leur accès aux sites et leur nutriment (réf).
- Outre que phénomène de compétition, la plupart des bactéries composant notre microbiote sont capables de produire des molécules chimiques contre les mauvaises bactéries. Ce phénomène s’appelle bactéricide. (réf)
- En stimulant le système immunitaire inné et adaptatif de l’hôte (réf)

Les interactions biochimiques qui relient le microbiome et le système immunitaire sont évidemment beaucoup plus complexes que ce qui est illustré ici. L’essentiel est que le microbiome et le système immunitaire constituent ensemble un véritable mur coupe-feu (ou ‘’firewall’’) et que ce mur évolue en fonction des menaces pathogènes existantes et de la diversité du microbiome.

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